Je me donne le droit !

dans Mieux avec soi-même,Techniques pour progresser

Récemment une cliente m’avouait manquer terriblement de confiance en elle. Alors que je pensai être juste une certaine réserve face à certains évènements m’est apparut soudain comme une souffrance bien dissimulée l’empêchant parfois d’avancer dans la vie comme elle le souhaiterait.

Le manque de confiance en soi est un mal pernicieux, il avance masqué, et une de ses manières d’agir est de chuchoter à l’oreille de celui qui l’héberge des messages démotivants et inhibiteurs.

«  Je suis nul », « Je n’ai pas assuré sur ce coup », « Je peux mieux faire », « Vite ! Faut que je me dépêche ! », « Tais-toi et fais-lui plaisir », « Faut pas que je montre que j’ai de la peine » …

Cette petite voix intérieure, qui parle sans y être invitée, est le fruit de messages qui nous ont été suggéré le plus souvent par nos parents et nos éducateurs.

« Allez, vite ! Dépêche-toi, on n’a pas que ça à faire ! », ou alors « Tu veux faire plaisir à papa /maman ? », « Fais des efforts, tu sais la vie est une lutte perpétuelle…», « Sois fort et arrête de pleurer, ça ne sert à rien ! », « Je veux que ce soit parfait ! ».

En absorbant à la longue ce genre de messages, nous en sommes devenus peu à peu prisonniers, voire esclaves.

L’Analyse Transactionnelle (AT) a identifié ces messages et les a qualifié de « contraignants », ce sont des messages qui limitent nos actions et notre épanouissement.

En effet, une fois ce « limitateur » installé dans nos pensées inconscientes, notre nature profonde ne s’exprime plus à sa mesure. Sous le coup de contrariétés répétées notre estime de soi finit par régresser et du coup offrir moins de carburant à notre confiance en nous pour agir.

Mauvaise estime de soi => Diminution de Confiance en soi => Difficulté à agir et à s’épanouir pleinement.

Alors comment faire pour débrider ce limitateur et se redonner confiance en soi ?

D’abord il faut repérer cette petite voix intérieure et le type de message contraignant.

l’AT en distingue cinq :

  • Fais plaisir,
  • Fais des efforts,
  • Sois fort,
  • Dépêche-toi et
  • Sois parfait.

En général on est l’esclave d’un message en particulier et le prisonnier de plusieurs autres à des niveaux «d’emprisonnement» variables.

Une fois identifié le message le plus contraignant, la clé consiste à  se donner le droit de….à s’autoriser à….

Par exemple, si vous êtes sous le joug du message « Fais plaisir », opposez-lui par exemple : « je me donne le droit de penser plus souvent à moi ».

Ou alors, pour le « Dépêche-toi » envoyez-lui une pensée du genre : « J’ai le droit de prendre mon temps ! ».

Donnez-vous le droit de ne pas être parfait et faire des erreurs, de ne pas être fort et d’avoir des émotions, de ne plus faire d’effort au-delà d’un certain point et accepter vos propres limites.

En reprenant les commandes de votre vie vous allez desserrer petit à petit l’étreinte de cette petite voix qui vous limite. Bien entendu, il ne s’agit pas de ne plus faire plaisir du tout, de ne plus se presser ou de ne plus rechercher la perfection, il s’agit seulement de ne plus agir contre vous mais d’agir avec vous, avec vos besoins du moment, d’agir en accord avec votre nature profonde.

Progressivement vous allez retrouver la liberté ainsi qu’une plus grande confiance en vous, et même si votre entourage peut être surpris par ce changement dans un premier temps, il en sera aussi le bénéficiaire puisque vous serez plus épanoui(e). Essayez, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner !

Ange Ménec

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macrez

tout à fait d’accord avec les arguments : imposer des limites !!!

Ange

Difficile ? pas tant que ça, prendre seulement conscience de ses barrières intérieures, les identifier, est déjà un premier pas très important…

dupont

Etre soi tout doucement mais il faut oser et c’est ça le plus difficile.

Ange

Nous possédons tous au fond de nous un « enfant rebelle ». Celui-ci s’exprime dans l’opposition plus ou moins systématique et avec plus ou moins de force. Ce que vous décrivez ressemble à une personne dont « l’enfant rebelle » est dans l’excès, il convient alors de se montrer empathique avec elle, calmement factuel, et l’amener tout doucement vers un comportement plus « adulte ».

FEANOR

« Une fois identifié le message le plus contraignant, il suffit de se donner le droit de … »

Et ainsi j’en connais qui trouvent contrainte à tout et se donnent le droit de ne rien faire, de tarder pour le faire, de ne jamais le faire correctement, de jamais faire plaisir à l’autre, de ne jamais faire d’effort, etc. Ce comportement inverse est aussi une aliénation.

Ange

Oui Anne, pour le « fais plaisir » j’aime bien votre formulation tout en douceur et qui se situe plus dans l’affirmation de soi et de ses propres besoins sans pour autant rejeter ceux des autres. Merci pour votre apport.

Huart-Monville anne

Je dirais plutôt, plus sereinement: je t’écoute petite voix, j’aime faire plaisir et aujourd’hui, en me faisant plaisir à moi-même, je serai plus disponible, plus entière, plus en accord avec moi pour faire plaisir à l’autre le moment venu…

relaxation

S’autoriser c’est une clé essentielle pour avancer dans la vie, merci pour cet article très clair !

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